D’habitude, les paroles s’envolent. Celles-ci resteront, peut-être.

Nous utiliserons tous les moyens d’aujourd’hui. Zoom ou Skype mais aussi Meet, Facebook, Youtube. Nos discussions resteront privées mais, avec votre accord préalable, elles pourraient être enregistrées avant d’être, avec nouvel accord de votre part, mises en ligne pour une diffusion large ou restreinte.

Bien sûr, il y aura du déchet, comme dans les propos de café du commerce. Des perles aussi, sans doute. Mais, pourquoi pas, de grands moments. Comme ces rencontres que nous avons nouées un jour, vous et moi, ici ou à l’autre bout du monde. Comme le regard et la parole subrepticement échangés, au voin d’une rue ou dans le secret d’une église, avec un(e) inconnu(e), qui l’est peut-être resté(e) mais dont nous nous souvenons encore, des années plus tard.

Grâce au regard et à la parole, nous allons faire un pied-de-nez au mauvais temps et attendre, ensemble, le retour des beaux jours.

Alex Décotte, avril 2020.

Mémoire vivante. Des rives de l’Indus jusqu’aux portes de l’Occident en passant par les steppes de l’Asie centrale, se souvient-il de ces caravaniers et de ces chameaux transportant les épices odorantes vers les tables d’Europe. Les a-t-il vus ? Du moins se rappelle-t-il qu’on le lui a raconté. La mémoire reste vivante aussi longtemps que le regard et la parole s’en souviennent. (Jodhpur, Rajasthan / Photo Maximilien Bruggmann).

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